Giornale Roma - Ligue des champions: quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie

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Ligue des champions: quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie
Ligue des champions: quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie / Photo: Stefano Rellandini - AFP/Archives

Ligue des champions: quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie

Encore traumatisé par l’échec de sa Nazionale à se qualifier pour la dernière Coupe du monde, le football italien a (re)touché le fond cette semaine avec, pour la première fois de son histoire, quatre défaites pour ses quatre équipes engagées en Ligue des champions.

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En entraîneur d'expérience, Gian Piero Gasperini pensait avoir tout vu dans le football, mais le final du match de sa Roma, qui s'est effondrée au Stade olympique face au Real Madrid en concédant trois buts dans les sept dernières minutes pour s'incliner 4-3, l'a laissé sans voix, ou presque.

"On est passé d'un moment de grande euphorie à une grosse désillusion", a constaté le technicien italien, résumant ainsi la semaine des clubs de Serie A dans la compétition reine du football européen.

L'AS Rome n'a en effet pas été la seule à vivre un cauchemar.

Finaliste de la C1 en 2023 et 2025, l'Inter Milan a pris une leçon de réalisme à San Siro du Club Bruges qui s'est imposé 4 à 3 grâce à un triplé du phénomène italo-allemand Nicolo Tresoldi. Sur les onze derniers mois, le bilan européen des champions d'Italie en titre est calamiteux: ils ont perdu sept de leurs huit derniers matches de C1 !

- "On ne sait plus défendre" -

Pour le premier déplacement de son histoire en Ligue des champions, l'ambitieux Côme a fait illusion à Rotterdam en menant 1 à 0 avant de s'incliner 3 à 1 face au Feyenoord. Idem pour Naples qui a rapidement pris l'avantage à Villarreal, dès la 8e minute, avant de perdre pied et de concéder trois buts.

A l'exception de l'Inter Milan, les représentants de la Serie A ont donc tous mené cette semaine, mais n'ont pas réussi à conserver leur avantage, ce qui a pourtant longtemps été la spécificité des clubs italiens qui ont remporté au total douze éditions de la C1 et disputé 30 finales.

La répétition de ce scénario a fait tiquer les observateurs du calcio, plus encore que le statut relativement modeste --sauf le Real Madrid, 15 sacres en C1 à lui seul--, des vainqueurs des clubs italiens.

Un constat qui a poussé Fabio Capello, ancien entraîneur emblématique de l'AC Milan, désormais consultant pour la chaîne de télévision Sky Sport, à s'interroger: "Est-ce qu'on ne sait plus défendre dans le football italien ?"

"C'est devenu presque une honte de savoir défendre", lui a répondu Massimiliano Allegri, l'entraîneur de Naples au moment de commenter la prestation de son équipe.

- 4 points en 8 matches -

"En Ligue des champions, les adversaires commettent très peu d’erreurs. Tu dois être patient et rester concentré sur le ballon. Tous ces buts encaissés montrent clairement qu’il faut beaucoup plus d’attention sur le plan défensif", a poursuivi l'ancien entraîneur de la Juventus et de l'AC Milan.

Et cet échange a relancé les débats sur le niveau du Championnat d'Italie qui, en raison de ses difficultés économiques, ferait la place trop belle à des joueurs étrangers moyens, comme l'a montré une saison 2025-26 traumatisante pour le calcio.

En effet, aucun des quatre clubs engagés en C1 la saison dernière (Inter Milan, Naples, Juventus Turin, Atalanta Bergame) n'a dépassé les 8e de finale, tandis que la Nazionale a échoué (pour la troisième fois de suite en barrages) à se qualifier pour le Mondial-2026.

Sous la conduite de Roberto Mancini depuis août, la sélection italienne a repris quelques couleurs en contrariant notamment la France à domicile (1-1) le 2 octobre, mais ce timide regain de confiance a fait long feu: après huit matches de C1, les quatre clubs italiens n'ont empoché que quatre points (3 pour Côme et 1 pour la Roma) et traînent en bas de classement.

Vainqueur de l'Inter Milan (2-1) lors de la première journée, puis de l'AS Rome mercredi, Jose Mourinho ne partage pas le pessimisme italien: "L'Inter comme la Roma, c'est vraiment du très haut niveau", a-t-il assuré avant de quitter le Stade olympique.

S.Rinaldi--GdR