Ligue des champions: le PSG à une marche d'un légendaire doublé contre Arsenal
Le Paris SG peut entrer dans la légende en s'adjugeant une deuxième étoile européenne d'affilée en finale de Ligue des champions contre Arsenal samedi (18h00) à Budapest, mais les Gunners comptent surfer sur leur titre en Premier League pour écrire leur propre histoire.
A l'échelle de ses 13 saisons au PSG, le capitaine Marquinhos vient à peine de sécher ses larmes de joie de la glorieuse finale de la saison dernière contre l'Inter Milan (5-0) que lui et ses troupes ont déjà l'occasion d'ajouter un deuxième trophée suprême sur l'étagère.
Seul le Real Madrid a réussi à remporter la Ligue des champions deux fois de suite dans l'ère moderne de la compétition (avec même trois titres de 2016 à 2018).
"Une fois que tu as goûté à ce moment-là, tu as tellement envie de le revivre", confie Marquinhos, dont le père a fait le trajet en voiture avec des amis pour gagner Budapest.
Les 17.000 supporters parisiens qui ont pu décrocher le sésame donnant accès à la Puskas Arena espèrent aussi exulter une deuxième fois. Dans la capitale, le Parc des Princes et les bars seront remplis à ras-bord, tout aussi prêts à faire la fête, et pas moins de 8.000 membres des forces de l'ordre veilleront à éviter tout débordement.
Même la nouvelle coqueluche du tennis français, Moïse Kouame, a fait le voeu de jouer son troisième tour de Roland-Garros samedi avant la finale de son club de coeur.
- "Tremplin" -
Pour vibrer comme l'an passé, les Parisiens devront dompter une équipe d'Arsenal gonflée à bloc après son premier titre de Premier League en 22 ans, fêté à grand bruit par tout un club et ses suiveurs.
"Gagner le championnat le plus difficile du monde nous a donné beaucoup de confiance", prévient le capitaine Martin Odegaard. C'est "un tremplin vers plus grand encore", abonde son entraîneur Mikel Arteta, artisan de la transformation du club et jusque-là moqué pour ses échecs.
La conférence de presse du club anglais, jamais titré en Ligue des champions, a beaucoup tourné autour du titre en Premier League, avec Bukayo Saka et Martin Odegaard les yeux encore embués par leur récent succès, et il reste à voir si cela les aidera pour l'intensité d'une finale.
En face, l'entraîneur Luis Enrique, vraie superstar de ce PSG de gagneurs, a malicieusement glissé en direction des Gunners: gagner pour la première fois la Ligue des champions côté Arsenal, "oui c'est puissant comme motivation, mais vous savez ce qui est encore plus puissant? Gagner deux fois de suite".
Paris pourra compter sur son Onze type avec le retour de blessure en début de semaine du Ballon d'Or 2025 Ousmane Dembélé, prêt "à 100%", et du latéral Achraf Hakimi.
Le PSG s'attachera à imposer un rythme d'enfer et son football d'attaque face à des Gunners très compacts et dangereux sur coup de pied arrêté.
- Soif de titres -
"Ce sont deux idées qui se ressemblent mais avec des schémas différents, eux aussi marquent beaucoup de buts et nous défendons très bien", a nuancé Luis Enrique. L'entraîneur ne s'attend pas à un match à sens unique comme contre l'Inter, quand le suspense avait rapidement été éventé: "L'an dernier, c'était l'exception (...). Une finale c'est toujours difficile, je pense qu'il n'y a pas de favori" samedi, a-t-il anticipé.
Il est peu probable que les Parisiens se laissent aller à un excès de confiance, eux qui ont dû batailler avec les blessures et une mauvaise passe début 2026 avant de se montrer à nouveau dominants.
La demi-finale ébouriffante contre le Bayern Munich (5-4, 1-1), autre candidat au titre, avait sonné comme une confirmation que ce PSG avait plus soif de titres que jamais.
Car Luis Enrique l'avait demandé dès la fin de la saison dernière, l'objectif affiché est bel et bien d'instaurer une ère du PSG en Europe. Ses joueurs semblent l'avoir pris au mot.
G.Pozzi--GdR