Ligue des champions: le PSG et sa nouvelle force de l'habitude
De nouveau héroïque mercredi à Munich (1-1), le PSG continue d'écrire l'histoire, désormais porté par la force de l'habitude des sommets européens, et va aborder sa deuxième finale de Ligue des champions d'affilée dans la peau du favori face à Arsenal.
Les scènes de liesse et de bonheur des joueurs, du staff et des 3.700 supporters parisiens au coup de sifflet final, les danses, les grands sourires et les cris de joie dans les couloirs et dans le vestiaire de l'Allianz Arena avaient un air de déjà-vu.
Un an après, le PSG aura l'immense honneur de défendre un titre acquis de manière éclatante dans ce même stade en 2025 contre l'Inter Milan (5-0), après avoir réussi l'exploit d'éliminer une équipe bavaroise qui faisait peur à toute l'Europe, portée par son trident offensif Michael Olise-Luis Diaz-Harry Kane.
Pour y arriver et espérer vivre une nouvelle nuit étoilée le 30 mai à Budapest face aux Gunners, le tenant du titre parisien s'est appuyé sur quasiment la même ossature que la saison dernière.
"Cette réussite montre le genre de joueurs que nous avons" et "nous travaillons depuis des mois pour tenter de réussir ce doublé", a souligné mercredi soir Luis Enrique.
- "Sûr de nos forces" -
En Ligue des champions, force est de constater que la peur a définitivement changé de camp, grâce au travail depuis trois ans de l'entraîneur espagnol qui peut continuer d'écrire sa légende à la tête du club parisien. Seul Zinedine Zidane au Real Madrid a réussi à remporter la compétition reine deux fois de suite - et même trois fois (2016, 2017, 2018) - en plus de 30 ans.
Malgré les blessures qui ont affaibli son effectif dès le début de la saison, le coach s'est basé sur la même recette: le pressing collectif, la polyvalence infinie et les permutations permanentes, à quoi il faut maintenant ajouter à la palette de la jeunesse insouciante parisienne, une force défensive et l'expérience des grandes échéances qui maintiennent le PSG au sommet du foot européen.
"On ne s'enflamme pas, on reste humble, on est sûr de nos forces, on sait où on veut aller, on sait ce qu'on veut accomplir", a résumé Désiré Doué, avec une placidité qu'on n'a pas forcément quand on a 20 ans, et qui va donc vivre sa deuxième finale en deux saisons avec Paris.
"Une fois, c'est déjà difficile, une deuxième fois consécutive, c'est encore plus dur", a rappelé son expérimenté capitaine Marquinhos, impérial en défense au même titre que Willian Pacho et le gardien Matveï Safonov, auteur de multiples parades.
- A jamais les premiers -
A Munich, la bataille a de fait été âpre pendant plus de 90 minutes. Sur un fil défensivement et parfois étouffés par la pression des Bavarois, les Parisiens ont souffert mais ont été solidaires et rudement bien organisés pour ne pas rompre, comme à Anfield contre Liverpool (2-0) en quart de finale retour il y a trois semaines.
"Le PSG a super bien défendu", a d'ailleurs reconnu l'entraîneur du Bayern Vincent Kompany.
"On a montré que s'il faut défendre en bloc bas et la majeure partie du match, on peut le faire. On aime jouer du beau football mais on aime aussi la lutte et gagner un combat", a rappelé Luis Enrique, une semaine après le spectacle offensif fou du match aller (5-4).
Meilleurs dans les duels et plus agressifs, les Parisiens ont beaucoup plus gêné Luis Diaz et Michael Olise, grâce au travail remarquable de Warren-Zaïre Emery dans le couloir droit, aidé par Marquinhos. A gauche, soutenu par Fabian Ruiz, Nuno Mendes - qui a été proche d'être exclu en première période - a lui mieux géré l'ailier français.
L'euphorie passée, "on va se calmer un petit peu, rester tranquille, mais on va commencer à penser à la finale aussi", a tempéré le président du PSG Nasser al-Khelaïfi devant les médias.
Les Parisiens, qui espèrent d'ici là décrocher leur 14e titre de champion de France, auront trois semaines pour préparer leur grand rendez-vous, pour être à jamais les premiers représentants français à s'offrir une deuxième Ligue des champions, le 30 mai à Budapest.
G.Lombardi--GdR