Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
Une étude KPMG révèle que la majorité des dirigeants d'entreprises américaines prévoyant un chiffre d'affaires supérieur à 500 millions de dollars comptent augmenter leurs effectifs, considérant l'intelligence artificielle comme un outil collaboratif plutôt qu'un substitut au travail humain.
Contrairement aux craintes répandues selon lesquelles l'automatisation réduirait massivement les opportunités professionnelles, une enquête publiée le 15 octobre par KPMG suggère un impact différent sur le marché du travail. Le cabinet de conseil a interrogé les dirigeants de 400 grandes entreprises américaines dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 500 millions de dollars.
Près de neuf PDG sur dix prévoient d'augmenter leurs effectifs au cours des trois prochaines années. La plupart ne comptent pas réduire leur masse salariale globale, mais plutôt repenser les rôles et la structure des équipes pour intégrer une collaboration homme-machine. L'intelligence artificielle est perçue comme un outil nécessitant un encadrement humain.
Les compétences en IA sont devenues prioritaires : 79 % des recruteurs ciblent ces profils, notamment pour faciliter l'insertion technologique au sein des entreprises. Pour 40 % des dirigeants interrogés, les agents d'intelligence artificielle améliorent significativement la productivité.
Cette stratégie de recrutement s'explique aussi par un calendrier précis : 68 % des PDG attendent un retour sur investissement pour leurs projets technologiques dans un délai d'un à trois ans. En attendant ces résultats, le maintien ou l'accroissement des équipes reste nécessaire. Toutefois, la transition n'est pas sans conséquences négatives ; 53 % des dirigeants annoncent également des suppressions de postes liées à l'IA dans certains domaines spécifiques d'ici deux à cinq ans.
A.Conti--GdR