Paul Belmondo, de la Formule 1 aux rampes des théâtres
Son père a toujours pensé qu'il était fait pour la comédie plutôt que la Formule 1: à 63 ans, après trente ans au volant et dans les paddocks des grands circuits, Paul Belmondo reconnaît dans un entretien à l'AFP que "L'As des as" avait vu juste.
"Aujourd'hui, mes envies sont au théâtre !", confie le fils de Jean-Paul Belmondo. "A cause du danger, le métier de pilote inquiétait mon père. Et quelque part, il avait sûrement l’envie que je me mette dans ses pas", ajoute Paul Belmondo.
"La première fois que j’ai joué au théâtre (NDLR en 2009), il m’a écrit une lettre qui commençait justement par +Enfin !+"
Tout l'été et jusqu'au 22 septembre, avant une tournée en 2027, le fils de Bébel partage l'affiche avec Alexandra Vandernoot d'une comédie de boulevard inédite, "Le Complexe des inséparables".
Ils jouent un couple toujours très amoureux et fidèle, marié depuis 25 ans, mais considéré comme une anomalie par leurs amis, au point de n'être plus invité.
Pour les reconquérir, Fabienne et Paul ne trouvent qu'une solution : "Faire comme eux" en prenant d'un commun accord amant et maîtresse.
"Nos héros vont surtout mettre à nu l’immense ridicule de notre époque et prouver que l’amour, le vrai, est peut-être la chose la plus subversive qui soit...", résume Simon Diken, auteur de cette comédie de mœurs aussi féroce qu'hilarante, mise en scène par Vincent Messager.
"A la première lecture, j'ai adoré cette pièce pour son originalité. J'ai trouvé très drôle l'idée d'être obligé de prendre amant et maîtresse pour être tendance", souligne Paul Belmondo.
- Troisième génération -
"J’ai beaucoup de plaisir à être sur scène : le contact avec le public, partager ces moments avec ses partenaires, entrer tous les soirs dans notre personnage", souligne le comédien, qui a joué jusqu'ici une dizaine de pièces dont le boulevard culte "Boeing Boeing".
Au cinéma, après avoir été simple assistant, il a fait ses débuts dans "Itinéraire d'un enfant gâté" de Claude Lelouch avec son père en tête d'affiche, rôle qui a valu à ce dernier le César du meilleur acteur 1989.
"On me propose peu de choses au cinéma ou à la TV, mais ce dont je suis sûr, c’est que je ne pourrais plus me passer du théâtre", dit Paul Belmondo.
Dans les prochains mois, il va alterner en tournée deux autres pièces de boulevard, "Tout sauf lui" avec Rebecca Hampton et "Amour et cigarettes" au côté d'un autre enfant de la balle, Christian Vadim, fils de Catherine Deneuve et Roger Vadim.
Paul Belmondo participe aussi à l'organisation de l'exposition que La Cinémathèque va consacrer à son père à partir du 7 octobre.
"On va montrer toutes ses facettes, de +A bout de souffle+ au +Magnifique+, avec un maximum d'archives et de souvenirs", annonce Paul Belmondo qui n'a pas abandonné tout à fait le sport, en partageant presque chaque jour sur les réseaux sociaux ses marathons à vélo jusqu'à 60 km d'affilée. "Une partie de ma première vie sportive qui se prolonge un peu..."
La famille Belmondo compte une troisième génération de comédiens : fils de Paul, Victor, 32 ans, s'est déjà distingué dans une trentaine de films dont "Arrête avec tes mensonges" d'Olivier Peyon, "Vivre, mourir et renaître" de Gaël Morel et le biopic de France 2 sur Brigitte Bardot dans le rôle de Roger Vadim.
M.Pellegrini--GdR