Meghan bientôt de retour au Royaume-Uni, malgré les blessures passées
Malaimée des Britanniques, Meghan, l'épouse du prince Harry, se prépare à un retour difficile au Royaume-Uni, où les médias l'ont souvent malmenée et où elle ne s'est jamais sentie intégrée au sein de la famille royale.
D'interviews chocs en documentaires, cette ex-actrice américaine de 45 ans n'a jamais caché qu'elle avait peiné à s'acclimater après son mariage de conte de fées avec le prince Harry en 2018.
"Je pense qu'il y a plus de questions sur elle et sur (le fait de savoir) comment elle va se réadapter à la vie de retour au Royaume-Uni, qu'il n'y en a pour Harry", résume à l'AFP l'expert royal et auteur Ed Owens.
Attaché à ses associations caritatives et désireux de rapprocher ses enfants de leur famille paternelle, le fils cadet du roi Charles III conserve des racines profondes dans son pays. Pour Meghan, l'équation s'annonce plus complexe.
Que va-t-elle faire loin de sa base californienne ?
Selon des médias britanniques, dont la BBC et Sky News, Meghan, qui avait un rôle dans la série "Suits" avant son mariage, est en discussion pour jouer dans "The Gentlemen", une série Netflix de Guy Ritchie tournée au Royaume-Uni. Cette comédie, dont la deuxième saison sort début septembre, raconte l'histoire d'un duc devenu baron de la drogue.
Outre-Atlantique, ses perspectives semblaient s'être taries, après la fin de son contrat avec Netflix pour son émission "With Love, Meghan", même si elle a fait une brève apparition fin 2025 dans un film pas encore sorti.
- "Sacrifice" -
Des experts estiment que Meghan va largement se consacrer à sa famille - et notamment ses enfants Archie, sept ans, et Lilibet, cinq ans, qui seront scolarisés au Royaume-Uni - et à soutenir Harry dans son rôle de parrain d'associations caritatives.
"Peut-être que Meghan fait une sorte de sacrifice pour sa famille car je ne suis pas certaine que son rêve soit de revenir vivre au Royaume-Uni", a estimé Jennie Bond, une ex-correspondante royale de la BBC, sur Sky News.
Au Royaume-Uni, elle reste très impopulaire. Selon un récent baromètre YouGov sorti fin juillet, 65% des Britanniques en ont une opinion négative.
Et les tabloïds, auxquels le couple a intenté plusieurs procès, risquent de ne pas faciliter leur atterrissage.
Après leur départ fracassant en 2020, Harry et Meghan avaient dénoncé les méthodes de cette puissante presse.
"Peu importe les efforts que je faisais, si je me comportais bien, ce que je faisais, ils trouvaient toujours un moyen de me détruire", racontait-elle en 2022 dans leur documentaire pour Netflix.
La presse avait pourtant initialement bien accueilli son entrée dans la famille royale, vue comme un vent de fraîcheur dans une institution aux traditions multiséculaires.
Mais cette ex-actrice s'était rapidement attirée les foudres des tabloïds, accusée d'être capricieuse et de refuser les contraintes allant avec les privilèges de son nouveau rang.
Et ils se moquent encore régulièrement de ses projets, notamment de sa marque de produits culinaires "As Ever".
- Conflits -
Après son départ en 2020, Meghan n'est que rarement retournée au Royaume-Uni, en particulier en juin 2022 pour le jubilé de la reine Elizabeth II, puis pour ses obsèques quelques mois plus tard.
En juillet dernier, elle a rejoint Harry avec leurs deux enfants pour quelques jours de vacances et une rencontre avec le roi et la reine Camilla, perçue comme le signe d'une réconciliation en cours.
Mais son retour risque de remettre au premier plan "les conflits et les problèmes à l'origine de leur départ", comme les accusations de racisme et les préoccupations liées à sa sécurité, a dit à l'AFP Nathalie Weidhase, une spécialiste des médias à l'université du Surrey.
Sans parler des tensions familiales exacerbées par la publication des mémoires d'Harry "Le Suppléant", en 2023.
Il y a notamment accusé William et son épouse Kate d'avoir eu des "stéréotypes" sur Meghan, compliquant son intégration à la famille royale.
L'interview avec l'animatrice américaine Oprah Winfrey en 2021 avait aussi horrifié le Royaume-Uni. Elle y accusait une personne de la famille royale de racisme.
Mais l'expert Ed Owens ne s'attend pas à une nouvelle guerre ouverte.
Les Sussex recherchent "la stabilité pour leur famille" et "ils ne reviennent pas pour créer des problèmes à la famille royale", estime-t-il.
S.Esposito--GdR