Giornale Roma - Paris-Nice: Vingegaard sur l'autoroute de la victoire

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Paris-Nice: Vingegaard sur l'autoroute de la victoire
Paris-Nice: Vingegaard sur l'autoroute de la victoire / Photo: Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Paris-Nice: Vingegaard sur l'autoroute de la victoire

Jonas Vingegaard est sur une autoroute pour gagner son premier Paris-Nice après son deuxième succès d'étape en deux jours jeudi à Colombier-le-Vieux grâce à un raid solitaire de 21 kilomètres.

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Le Danois avait déjà pris une grosse option sur la victoire finale dimanche à Nice, en s'imposant sous le déluge la veille à Uchon. Jeudi, sous un soleil radieux cette fois, il a rajouté un zeste de panache, alors qu'on lui fait régulièrement le reproche d'en manquer, pour doubler la mise.

Et assommer définitivement la course avec une avance abyssale de 3 min 22 sec au classement général sur son dauphin, le Colombien Dani Martinez.

Dans un final magnifique sur des petites routes d'Ardèche tortueuses et granuleuses à souhait, il a accéléré dans la deuxième des quatre bosses au programme des 35 derniers kilomètres, la côte de Saint-Jean-de-Muzols, pour s'envoler.

Il s'est imposé avec 2 minutes et 2 secondes d'avance sur Valentin Paret-Peintre qui a réussi à s'extraire du groupe de poursuivants, arrivé quelques secondes plus tard.

"Je savais que Jonas allait attaquer dans la partie la plus raide de la deuxième bosse, a rapporté le Français. Quand Campenaerts a pris son dernier relais, je me suis dit: allez il faut souffrir encore un peu et après Jonas va partir. C'est le plus fort et quand on est le plus fort, c'est normal de vouloir gagner."

Devant, Vingegaard était inaccessible et n'a même pas donné l'impression de forcer. "Il a détruit tout le monde", a résumé Victor Campenaerts, un des équipiers les plus fidèles du double vainqueur du Tour de France.

"Je voulais vraiment cette victoire, et l'équipe aussi", a commenté Vingegaard, ravi de s'imposer sur les routes où il avait chuté l'an dernier pour abandonner le lendemain.

- Un message à Pogacar -

"J'y ai pensé sur le vélo, c'est sympa de pouvoir prendre une revanche sous le soleil dans ces paysages magnifiques, c'est très joli ici", a-t-il estimé.

Sauf accident ou improbable défaillance, Paris-Nice semble donc définitivement plié et Vingegaard envoie déjà un message à Tadej Pogacar dans l'optique du Tour de France cet été.

"Il est dans une forme phénoménale. Il est venu ici pour tout écraser. J'ai déjà hâte de l'accompagner sur ses deux gros objectifs, le Giro et le Tour de France", a insisté Campenaerts.

Derrière le Danois, la lutte pour le podium reste ouverte entre Dani Martinez, qui a semblé parfois à la limite jeudi, l'Allemand Georg Steinhauser ainsi que les Français Kévin Vauquelin et Lenny Martinez qui remonte à la cinquième place du général après l'abandon en course d'étape de David Gaudu.

"Les jambes étaient pas trop mal. A la fin j'ai quand même senti que j'avais fait une grosse journée hier. Mais je suis dans le haut du panier sur cette course, donc je suis content", a réagi Vauquelin qui peut se mordre les doigts d'avoir perdu plus de trois minutes la veille dans une cassure.

Sans cela, le Normand aurait été favori pour terminer deuxième à Nice dimanche, un résultat qui reste réalisable.

La première place en revanche est désormais définitivement hors d'atteinte, d'autant que Vingegaard a encore faim.

"La priorité est de ramener le maillot jaune à Nice, a-t-il dit. Mais si l'occasion se présente, je vais tenter de gagner une autre étape, car j'aime ça."

C.Gatti--GdR