Giornale Roma - Présidentielle en Colombie: Trump "impatient de travailler avec le président élu

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Présidentielle en Colombie: Trump "impatient de travailler avec le président élu
Présidentielle en Colombie: Trump "impatient de travailler avec le président élu / Photo: Juan BARRETO - AFP

Présidentielle en Colombie: Trump "impatient de travailler avec le président élu

Donald Trump s'est dit lundi "impatient" de travailler avec le président élu de Colombie Abelardo de la Espriella qu'il a soutenu, tandis qu'Ivan Cepeda, le candidat de la gauche battu de justesse, a appelé "au calme" au lendemain de violences post-électorales.

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"Cela a été un grand honneur d'appeler à voter pour lui et je suis impatient de travailler avec lui pour bâtir une relation puissante entre la Colombie et les Etats-Unis", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

"Je souhaite lancer un appel très cordial au sang-froid et au calme", a déclaré plus tôt Ivan Cepeda lors d'une conférence de presse. Toute manifestation doit "rester strictement dans les limites de la sérénité et de la mobilisation pacifique".

A l'issue de la publication des résultats dimanche soir, des rassemblements à Bogota ou à Cali, troisième ville du pays, ont viré à l'affrontement avec la police.

Aux cris de "résistance", des barricades ont été incendiées, de même que des drapeaux des Etats-Unis, entraînant la dispersion des rassemblements par la police anti-émeute à coups de gaz lacrymogènes.

M. Cepeda, sénateur et défenseur des droits humains de 63 ans, n'a pas encore reconnu sa défaite, attendant la fin du dépouillement.

Mais avec 49,7% des voix, contre 48,7%, M. de la Espriella, avocat millionnaire de 47 ans, admirateur des présidents populistes du Salvador, Nayib Bukele, d'Argentine, Javier Milei, possède 250.000 voix d'avance qui ne pourraient être comblées par son rival.

L'officialisation du résultat est attendue mercredi.

- "Pas peur" -

Tout en appelant à la retenue, M. Cepeda a également mis en garde son rival de droite dure contre toute tentative d'attiser les tensions.

Ses partisans, a-t-il prévenu, sont "très nombreux" et représentent "la moitié du pays sur le plan politique".

"Nous avons une longue histoire de résistance, et nous sommes aguerris ; nous avons vaincu de nombreux gouvernements autoritaires, de nombreux politiciens violents. Donc non, qu'il ne vienne pas nous menacer, il ne nous fait pas peur, ni ses rugissements, ni ses hurlements", a-t-il dit.

Dimanche soir, face à des milliers de partisans à Barranquilla, sur la côte caraïbe au nord, M. de la Espriella a menacé son rival s'il venait à "encourager la violence" :

Le président sortant Gustavo Petro, unique dirigeant de gauche de l'histoire de la Colombie qui effectuera la passation de pouvoir le 7 août, a estimé lundi que le pays était "au bord du gouffre d'une fracture violente" en raison de sa polarisation entre les deux camps sortis des urnes.

R.Martini--GdR