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Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace
Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP

Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace

Les pétroliers bloqués dans le Golfe en raison de la guerre au Moyen-Orient constituent un risque écologique majeur, a prévenu vendredi Greenpeace, estimant leur chargement total d'hydrocarbures à quelque 14 millions de tonnes de brut.

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"Plus de 68 pétroliers chargés sont affectés par le blocage" du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale coupée de facto par les Gardiens de la Révolution iraniens depuis le début des bombardements israélo-américains en Iran le 28 février, a souligné l'association de défense de l'environnement dans une étude publiée par sa branche allemande.

"Les hostilités et la perturbation des signaux de navigation accroissent le risque d'accidents", s'est-elle inquiétée, notant que "depuis le début du conflit, plusieurs navires ont été attaqués".

Pour Greenpeace, qui a basé ses estimations sur les mouvements de navire et des images satellitaires, les 14 millions de tonnes de pétrole représentent "l'équivalent de la consommation annuelle de pétrole brut de la Grèce".

Greenpeace a fait valoir que les eaux du détroit d'Ormuz et du Golfe "abritent des écosystèmes fragiles tels que des récifs coralliens, des mangroves et des herbiers marins, offrant des habitats essentiels à de nombreuses espèces".

"En cas d’accident, les populations locales paieront le prix d’une agression qui viole le droit international et sert les intérêts des énergies fossiles", s'est élevée une porte-parole de l'organisation, Nina Noelle, citée dans le communiqué.

"Une marée noire détruirait des écosystèmes uniques et leurs moyens de subsistance pour des décennies", a-t-elle affirmé, exigeant "la fin immédiate du recours à la force militaire, le retour au droit international et à des solutions diplomatiques".

Seuls neuf navires commerciaux (pétroliers, cargos ou navires-citernes), dont certains camouflant par moments leur position, ont été détectés traversant le détroit d'Ormuz depuis lundi, après de premières attaques visant des navires, selon les données du site MarineTraffic analysées vendredi par l'AFP.

De son côté, la société d'analyse Kpler avait estimé mercredi que le trafic de pétroliers traversant le détroit d'Ormuz avait chuté de 90% en une semaine.

V.Morandi--GdR