Giornale Roma - Cybercriminalité: un vaste réseau de proxies qui infectaient les particuliers démantelé

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Cybercriminalité: un vaste réseau de proxies qui infectaient les particuliers démantelé
Cybercriminalité: un vaste réseau de proxies qui infectaient les particuliers démantelé / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Cybercriminalité: un vaste réseau de proxies qui infectaient les particuliers démantelé

Le parquet de Paris a annoncé jeudi une vaste "action coordonnée" internationale contre une infrastructure cybercriminelle reposant sur l'infection par un logiciel malveillant d'un million de modems appartenant à des particuliers ou des organisations.

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Cette action, "contre le service de proxy cybercriminel socksescort.com et la solution de paiement Bitsidy.com", a été menée mercredi par les justices française, américaine et néerlandaise, avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, a précisé la procureure Laure Beccuau dans un communiqué.

L'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie ont été associées.

"L'opération a mis hors ligne l'infrastructure du groupe: 34 noms de domaines et 24 serveurs ont été saisis dans 7 pays, 1 million de modems infectés ont ainsi été déconnectés du réseau criminel. 40.000 euros ont été saisis en France et 3 millions d'euros ont été gelés par les Etats-Unis, en cryptomonnaie", a-t-elle ajouté.

"Socksescort.com proposait un service de proxy payant: il offrait à ses clients la location d'adresses IP résidentielles fixes leur permettant de dissimuler leurs adresses IP réelles afin de s'affranchir du blocage lié aux géolocalisations de certains services en ligne.

La société socksescort promettait que ses adresses IP avaient une bande passante illimitée, qu'elles étaient constamment mises à jour et qu'elles n'étaient placées sur aucune liste noire", a résumé le parquet.

Début mars, la société affirmait proposer plus de 35.000 proxies dans une centaine de pays.

Mais "l'enquête a permis d'établir que le service s'adossait en réalité sur un million de modems dans le monde infectés par le malware (logiciel malveillant, ndlr) AVRecon. Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçait sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l'insu de leurs légitimes propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com", a-t-il poursuivi.

"L'enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme avait perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com."

Une enquête avait été ouverte en France dès juin 2024 et confiée à l'Office français anti-cybercriminalité (Ofac), après un renseignement américain sur le fait qu'une partie des serveurs incriminés s'y trouvaient. Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a ensuite été ouverte mi-février dernier.

G.Pozzi--GdR