Giornale Roma - Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux

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Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux
Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux / Photo: ROBERTO SCHMIDT - AFP

Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux

Un conseiller du président américain, Donald Trump, a évoqué pour la première fois mardi de possibles manquements au "protocole" de la part des policiers fédéraux de l'immigration lors de la mort par balles d'un infirmier de 37 ans, Alex Pretti, pendant des protestations à Minneapolis.

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Le changement de ton de Sephen Miller, très influent et radical conseiller de Donald Trump, intervient alors que le président a annoncé sa volonté de "désescalade" de l'opération anti-immigration dans cette ville du nord des Etats-Unis, à cran depuis la mort de deux manifestants depuis début janvier.

Nouvel épisode de ces tensions: l'agression mardi soir de la députée démocrate d'origine somalienne, Ilhan Omar, figure de la gauche américaine, lors d'une réunion publique à Minneapolis. Un individu s'est précipité vers l'élue en brandissant une seringue, remplie d'un liquide nauséabond non identifié, avant d'être maîtrisé par le service d'ordre.

Indemne, Mme Ilhan, une des cibles favorites des attaques verbales de Donald Trump contre les démocrates, a poursuivi son discours.

"Nous devons une fois pour toutes abolir" la police de l'immigration et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem "doit démissionner", a-t-elle dit.

La gauche américaine s'oppose au vaste déploiement à Minneapolis d'agents fédéraux venus arrêter des sans-papiers en grand nombre pour honorer la promesse de Donald Trump de multiplier les expulsions.

- "Assassin en puissance" -

La mort samedi d'Alex Pretti a exacerbé les tensions, et l'administration Trump a depuis changé de ton.

S'agissant de la mort d'Alex Pretti, "nous examinons pourquoi l'équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole", a déclaré mardi Stephen Miller.

Un net changement de posture de la part du chef de cabinet adjoint de M. Trump qui, ce weekend, avait très vite pris la défense des agents de la police aux frontières qui ont abattu l'infirmier de 37 ans, en le traitant d'"assassin en puissance."

Elle a ajouté que les responsables "examineraient pourquoi des moyens supplémentaires de protection des forces n'étaient pas présents pour soutenir l'opération" visant à expulser les sans papiers du Minnesota.

Des vidéos analysées par l'AFP et d'autres médias mettent à mal la thèse de certains membres du gouvernement gouvernement selon laquelle M. Pretti, qui portait légalement une arme, constituait une menace pour les forces de l'ordre.

- "Il a un flingue!" -

Ce sont deux policiers qui ont tiré sur la victime, cinq secondes après qu'un agent a lancé "il a un flingue!", affirme un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure transmis au Congrès et rapporté mardi par plusieurs médias américains.

Il est "dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d'acceptable", a réagi le basketteur français Victor Wembanyama, star de la NBA.

C'est désormais Tom Homan, émissaire de Donald Trump, qui est aux manettes de l'opération anti-migrants. Il a rencontré mardi des responsables locaux démocrates, vivement critiques des opérations d'expulsion.

"Même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, ces réunions constituent un point de départ productif", a-t-il déclaré sur la plateforme X.

Bien qu'il ait lâché du lest face à des critiques nourries, y compris dans son camp, Donald Trump n'entend pas revoir sa politique en matière d'immigration. Il a indiqué que sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, restait en place.

Dans la principale procédure judiciaire contre l'action des agences fédérales dans le Minnesota, une juge a promis lundi une décision rapide concernant la demande du procureur général de l'Etat d'y suspendre l'opération.

La justice a aussi bloqué, tant qu'ils contestent leur détention, l'expulsion hors des Etats-Unis de Liam Conejo Ramos, 5 ans, et de son père d'origine équatorienne, arrêtés la semaine dernière. Une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, le sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.

Un agent fédéral a par ailleurs été refoulé alors qu'il tentait de pénétrer dans le consulat d'Equateur à Minneapolis, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères du pays dont le président, Daniel Noboa est allié de Donald Trump.

G.Pozzi--GdR